NI DIKTAT, NI CHANTAGE !

Editorial du 26 septembre 2015. Par Danielle Simonnet, co-coordinatrice politique du PG.

Original : http://www.daniellesimonnet.fr/ni-diktat-ni-chantage/

En réélisant Alexis Tsipras, le peuple grec a exprimé son refus de voir le retour de la droite et des corrompus au pouvoir. L’augmentation de l’abstention révèle par ailleurs le climat d’insurrection froide d’un peuple, qui après avoir tant résisté, n’adhère pas au statut de protectorat auquel la Troïka et Merkel avec la complicité de Hollande veulent le réduire. Face aux dégâts occasionnés par l’application du mémorandum et aux mobilisations sociales inévitables que cela suscitera, Alexis Tsipras sera bientôt face à un choix crucial : reprendre la voie de la résistance ou s’attacher à les faire appliquer comme le Pasok hier. Lire la suite

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Devoir de mémoire et terre d’asile

1940: les réfugiés sur les routes françaises

A  mes amis des deuxièmes, troisièmes et de  toutes les generations venues d’ici et d’ailleurs …

La faim, la soif, le froid, la peur ne les empêcheront pas d’avançer. Ils marchent aujourd’hui comme hier nous avons marché. Il y a de cela si longtemps qu’hélas certains d’entre vous l’ont oublie. Les femmes portent leurs bébés dans les bras, aux plus grands elles donnent la main. Sur les epaules de leur pères, des enfants découvrent de nouveaux paysages, surmontant leur indicible chagrin d’avoir dû tout quitter ils ne veulent voir que l’horizon d’une vie meilleure. Ils arrivent comme nous sommes arrivés, les ventres vides, les yeux hagards et rougis, les têtes envahies d’horribles souvenirs, leurs visages racontent les souffrances endurées il y a de cela tant d’années que trop peu d’entre nous s’en souviennent… Ils font les mêmes cauchemars que nos pères ont fait, mais aujourd’hui que nos enfants rêvent nous ne voulons plus voir revivre ce passe. Et pourtant, malgré eux, ces hommes, ces femmes et ces enfants qui traversent mers et continents nous le rappellent. Comment pouvez-vous ne pas voir en eux vos ancêtres poussés sur les routes de  l’exil, par la famine, la guerre, les dictatures, les massacres, le chômage ? Comment pouvez-vous avoir même oublié votre histoire familiale en ne voulant pas pour eux ce que vos grands-parents sont venus chercher ici  pour vous ? Ils ne demandaient qu’une vie digne et paisible pour leur famille et c’est ce qu’ils demandent aujourd hui. Tout simplement.

En voyant ces gamins parcourir un si long et dangereux chemin, je ne peux m empecher de me demander de quels adultes ce voyage enfantera … Pourquoi ne puis-je pas m empecher de penser que tout cela dependra de l accueil qui leur sera reserve ?